Aujourd’hui, plus de 22 millions de Français se rendent sur internet pour y faire des achats. A l’heure où les consommateurs sont enfin réceptifs à la cause environnementale, l’achat en ligne est-il vraiment une démarche respectueuse de l’environnement ? Explosion des envois de colis, augmentation du transport, emballage, gestion des retours tout cela ne sonne pas très écolo. Et pourtant si l’on analyse le modèle e-commerce dans son intégralité, la conclusion est bien plus positive…
Prenons les emballages, les émissions liées aux emballages de transport sont, soit en moyenne de 136 g éq CO2 par livraison. Ces émissions supplémentaires sont largement compensées par les économies réalisées sur les déplacements.
En effet, il est très intéressant de comparer les déplacements induits par une commande en ligne et ceux qui auraient été nécessaires pour se procurer les produits équivalents dans le circuit classique de distribution.
Il y a bien sûr une diminution des déplacements du client qui permettent de réaliser une économie de 10,09 km par livraison. Ce qui est plus intéressant encore c’est le circuit de livraison. Le modèle logistique du e-commerce permet de raccourcir les temps de transport entre le fabricant et le client final. Il en résulte une division par 3,55 de la pression environnementale. En valeur absolue l’économie moyenne réalisée sur les déplacements s’élève à 2,670 kg éq CO2 par livraison.
A titre de comparaison, ces économies représentent la quantité de carbone que pourraient stocker l’ensemble des forêts de pin d’Alep en France. C’est également les besoins annuels de chauffage des 625 000 habitants de Charente Maritime !
Au-delà du gain environnemental, il y a aussi un intérêt financier certain pour le client final. Les coûts moyens de déplacements supportés par les clients sont divisés par 4. De plus Le gain de temps, au moins 20 minutes sur les déplacements, n’est pas négligeable.
Le e-commerce constitue donc une très sérieuse opportunité pour la baisse sensible de nos émissions de gaz à effet de serre. Et encore, nous n’avons pas étudié l’impact de la communication emailing par rapport au papier…
Source : Etude 2009 réalisée par Estia pour la Fevad
Mots-clefs : écologie, e-commerce, logistique